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UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE


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Association des Rencontres Théâtrales de Sokodé (ARETHES)

ATELIER NATIONAL DES MAIRES DU TOGO SUR LA DECENTRALISTION CULTURELLE
Contribution de la culture au développement économique et social des collectivités locales


UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE ------------------------- La Commission ------------

RENCONTRES THEATRALES DE SOKODE (RETHES)

ATELIER DE FORMATION DES ELUS LOCAUX


Contribution de la culture au développement économique et social des collectivités locales


Introduction

L’utilisation des termes ‘’collectivités locales’’ est relativement récente dans le vocabulaire administratif de la plupart des Etats africains au Sud du Sahara. D’aucuns la situeraient au milieu des années 80 au Togo avec l’élection des conseillers préfectoraux et municipaux au suffrage universel. Ce processus de décentralisation s’est traduit par la création d’un département ministériel approprié. Dès lors, nous assistons à des transferts officiels de compétences à des organes élus. Les municipalités sont par conséquent dotées de responsabilités croissantes, notamment en tant que maîtres d’ouvrages des projets urbains. Pour autant, les compétences culturelles doivent-elles être dévolues aux collectivités locales ?

« Contribution de la culture au développement économique et social des collectivités locales » est le sujet qui nous a été proposé et sur lequel nous aimerions bien échanger avec vous.

La culture est un élément fondamental du développement durable des territoires. Il s’agit d’un élément d’attractivité, de rayonnement, d’identité et de lien social. Il s’agit aussi d’un facteur de développement économique, même s’il ne faut pas nourrir de trop grands espoirs.

Ce thème peut-être reformulé de la manière suivante : « culture et développement local », ou encore ‘’patrimoine et développement local’’, en considérant la culture comme un héritage.

Dans notre démarche, nous traiterons la culture tour à tour comme source d’emplois, cohésion sociale et renforcement de l’image du territoire, revalorisation du territoire. Mais cernons avant toute chose le concept de « développement local »

I Qu’est-ce que le développement local’’ ?

Le concept de développement local et les pratiques qui s’y rattachent, se caractérisent par la multiplicité des discours et des programmes, à la fois complémentaires et contradictoires.
« De quel développement s’agit-il ? culturel, économique ?, de micro actions ? en tant que tel et sans en préciser les contenus, le développement local est un concept vide, un slogan »
« C’est une démarche volontaire d’acteurs se réunissant sur un territoire à taille humaine pour envisager l’avenir de leur territoire. Cela en perspective avec d’autres niveaux d’administration et d’autres échelons politiques de la nation. C’est une vision du local dans le global, qui voit le territoire comme un système en relation avec d’autres systèmes et d’autres acteurs. Les acteurs œuvrent à l’amélioration des conditions de vie de leur territoire, ce qui se passe, notamment, par le développement et l’emploi. »
« Le développement local est la contribution qu’un petit territoire apporte au mouvement général du développement, en termes de plus-value économique, sociale, culturelle, spatiale, articulé autour d’initiatives économiques et écologiques. »
« Le développement local est une organisation à construire par de l’information en reliant des acteurs publics et privés, engagés dans une dynamique de projet sur un territoire. »

La théorie du développement endogène prend forme en Europe vers la fin des années 50 par John Friedmann et Walter Stör. Il s’agit d’une approche volontariste, axée sur un territoire restreint, qui conçoit le développement comme une démarche partant du bas, privilégiant les ressources endogènes. Elle fait appel aux traditions industrielles locales et insiste particulièrement sur la prise en compte des valeurs culturelles et sur le recours à des modalités coopératives. Le développement local est également appelé « développement à la base » et est prôné dans les pays en développement en complément des mesures macroéconomiques et des grands projets.

Dans les pays en développement, le développement local repose sur des actions mobilisant les initiatives locales au niveau des petites collectivités et des habitants eux-mêmes, éventuellement avec une aide technique ou financière extérieure, comme par exemple :

mini-infrastructures : creusement d’un puits, installation de cellules solaires pour alimenter un village, création d’une école ;
mise en place de micro-coopératives ou d’associations de microcrédit ;
initiative de certains habitants à titre personnel ou familial au niveau d’exploitations agricoles, commerciales, artisanales, tirant partie des ressources et du marché locaux et utilisant des méthodes performantes.

Pour mieux comprendre la notion de développement local, on peut se référer à la définition qui a fait date : « Le développement local n’est pas la croissance, c’est un mouvement culturel, économique, social qui tend à augmenter le bien-être d’une société. Il doit commencer au niveau local et se propager au niveau supérieur. Il doit valoriser les ressources d’un territoire par et pour les groupes qui occupent ce territoire. Il doit être global et multidimensionnel, recomposant ainsi les logiques sectorielles. » (Etats généraux des Pays, Mâcon, juin 1982).

II Culture comme source d’emplois

Nous manquons encore d’informations sur le lien entre la culture et la création d’emplois dans nos pays d’Afrique. En dépit du manque d’information statistique disponible faute d’études ou données réalisées, nous remarquons que la culture occupe, même occasionnellement, une bonne frange des populations locales. Les projets culturels sont souvent liés au tourisme. Les activités en rapport avec le patrimoine culturel et l’artisanat d’art créent directement ou indirectement des emplois. Ailleurs, les coopératives, associations et fondations qui travaillent souvent avec des exclus ou des chômeurs jouent un rôle essentiel à cet égard. L’expansion des produits et industries culturels consécutive à l’évolution du mode de vie crée en particulier un potentiel d’emplois de plus en plus important.

III Culture comme cohésion sociale et renforcement de l’image du territoire

Deux raisons fondamentales forcent les collectivités locales à s’intéresser à la culture, mieux à leur patrimoine ; d’abord, grâce à sa valeur culturelle et sociale, ensuite parce qu’elle revêt un potentiel économique.

La culture produit un effet sur les habitants des territoires eux-mêmes. Ceux-ci en tirent souvent un motif de fierté, d’identification positive, qu’ils fréquentent ou non les institutions ou manifestations et qu’ils participent ou non aux actions. Tout habitant est susceptible de bénéficier des retombées positives, notamment lorsqu’il entend parler à l’extérieur de sa ville.

Le patrimoine est un bien collectif qui raconte l’histoire d’un peuple, d’une ville, d’un territoire, et se transmet de génération en génération. Il permet aux générations actuelles de se situer dans le temps et de se repérer face aux mutations de notre société. Le patrimoine est aussi un élément essentiel pour permettre à un peuple de montrer sa différence par rapport aux autres sociétés, de manifester sa façon propre de penser le monde et sa capacité de création culturelle. La culture de chaque peuple est une création originale qui se manifeste dans tous les registres de la vie. Le patrimoine permet parfois, sans que l’on s’en rende compte, de trouver des solutions à nombre de difficultés qu’une communauté et ses membres sont amenés à rencontrer (la parenté à plaisanterie par exemple). La préservation du patrimoine favorise le maintien de l’équilibre social qui implique la reconnaissance, le respect des différences et de l’identité culturelle de chaque peuple et de ses composantes.
Au-delà de sa valeur culturelle et sociale, le patrimoine peut être concrètement aujourd’hui un instrument du développement économique et territorial : grâce d’abord à sa mise en valeur touristique, grâce aussi comme vecteur de promotion du territoire.

En effet, la mise en valeur touristique est une source de recettes financières multiples : droits d’entrée des sites visitables et des musées, vente de visites guidées, d’objets dérivés, documents et photos, artisanat. Elle est aussi l’occasion de retombées économiques insoupçonnées : dépenses effectuées par les visiteurs pour l’hébergement, la restauration, les transports. Pour les collectivités, elle est encore une source de revenus par les taxes perceptibles (sur le séjour, les transports, les sociétés de tourisme).

En outre, la préservation du patrimoine est génératrice d’emplois : emplois liés aux travaux de réhabilitation ou d’entretien du patrimoine (artisans locaux et entreprises du bâtiment) ou à son exploitation (chercheurs, administrateurs, professionnels de la promotion et de la communication, jardiniers et gardiens, etc.), mais aussi professionnels de l’hôtellerie et de l’accueil touristique.

Enfin, la valorisation des atouts culturels d’une ville ou d’un territoire constitue un facteur d’attractivité vis-à-vis non seulement des touristes, mais aussi des acteurs économiques qui, par la mise en place de nouvelles activités, vont contribuer au développement local.

Ainsi, loin d’être un luxe superflu comme le pensent certains, l’action en faveur du patrimoine culturel et naturel peut constituer un formidable levier de développement. Les collectivités locales y ont un rôle majeur à jouer, de par leur position au plus près des populations qui en sont les premiers bénéficiaires. Bien entendu, elles ne doivent pas être abandonnées à elles-mêmes.

3.1. Complémentarité de rôles entre l’Etat et les collectivités locales

Avec la décentralisation en cours dans la plupart des pays africains, les municipalités sont dotées de responsabilités croissantes, en tant que maîtres d’ouvrages des projets urbains, et même progressivement dans le domaine de la culture. Le cas échéant, la première condition pour permettre l’articulation entre actions culturelles, conservation du patrimoine et projet urbain, est d’ordre institutionnel et réglementaire : les responsabilités prises par les collectivités locales en matière de patrimoine doivent être reconnues légalement, et le partage de compétences entre Etat et municipalité clairement établi.

L’Etat définit la politique nationale pour la culture et le patrimoine, les stratégies à mettre en œuvre, le cadre juridique et institutionnel, établit un contrôle a priori. Les collectivités locales établissent des plans de développement local et de sauvegarde du patrimoine, des outils de gestion, mettent en place et gèrent les projets de conservation et de mise en valeur, travaillent avec les populations.


3.2. Compétences des collectivités

Le dynamisme culturel d’un territoire participe au dynamisme général de celui-ci et à la mise en mouvement de sa population. Les activités culturelles découlent d’un projet collectif impliquant l’ensemble des services d’une ville.

L’étendue des responsabilités dévolues aux collectivités locales dans le domaine de la culture en général, et dans celui du patrimoine en particulier, varie d’un pays à un autre et dépend étroitement de la culture et de l’histoire administrative du pays concerné. La construction et la gestion d’établissements culturels (théâtres et autres lieux de diffusion artistique, bibliothèques, musées, etc.) par exemple font systématiquement partie de leurs attributions. On peut citer quelques exemples : les communes du Mali ont l’obligation d’élaborer un Plan de Développement Social, Economique et Culturel (PDSEC) ; les attributions des collectivités locales au Sénégal sont plus précises et comprennent notamment la surveillance et le suivi de la conservation des sites et monuments historiques, les recherches préhistoriques, la collecte de la tradition orale et la promotion de la culture nationale et locale. Au Cap Vert, elles comprennent aussi la promotion d’études et de recherches sur le patrimoine culturel et historique municipal et la protection des sites historiques.

3.3. Défis des collectivités locales africaines

Au-delà des transferts officiels de compétences, les politiques culturelles et patrimoniales dépendent beaucoup du dynamisme propre des collectivités locales et de la considération que revêt la culture aux yeux des décideurs locaux. Les communes qui ont pleinement intégré cette nouvelle vision de l’importance de la dimension culturelle dans le développement, sont confrontées à des problèmes de mise en œuvre, tant sur le plan des compétences humaines que des moyens financiers. Pour relever ce défi, les collectivités locales doivent former et recruter de professionnels compétents : architectes et urbanistes spécialisés, ingénieurs, historiens, ethnologues et archéologues, entrepreneurs culturels.

Les solutions passent par l’établissement de synergies fortes entre les actions des ministères, des institutions nationales chargées de la culture et du patrimoine et des collectivités locales, et avec des structures professionnelles ou de coopération utiles. Elles passent également par un renforcement des compétences au sein même des collectivités.

L’organisation en 2009 de la formation ‘’Montage et développement de projets culturels’’ par l’Université Senghor et la Commission de l’UEMOA, au profit des agents culturels des collectivités locales s’inscrit dans cette logique et répond à la demande formulée par des élus locaux lors du séminaire régional sur l’Agenda 21 de la culture, tenu à Dakar du 07 au 09 juillet 2008.


IV Culture comme revalorisation du territoire

L’action culturelle est également un élément de réparation et de revalorisation symbolique d’un territoire. Des réalisations culturelles ont par exemple servi de point de départ pour envisager des actions de développement urbain et de modernisation de certaines villes. L’effet contraire se produit souvent en Afrique et les professionnels du patrimoine assistent impuissants aux destructions continuelles des espaces naturels, des paysages ruraux, des centres historiques urbains, des villages et des monuments. La raison en est le développement économique incontrôlé qui résulte de la surexploitation des ressources naturelles, de la surproduction et de l’urbanisation anarchique.

Prendre en compte des dimensions culturelles et patrimoniales dans les projets d’aménagement, de planification, c’est aussi contribuer au développement durable. Tous les équipements de proximité (écoles, bibliothèques, cinémas, musées, etc.) sont en effet incontournables en matière d’aménagement du territoire.

Ainsi, pour un maire, la première étape pour intégrer le patrimoine dans les politiques d’aménagement du territoire, est l’identification et le diagnostic. Quels sont les paysages, les bâtiments, les pratiques traditionnelles, les événements, qui révèlent la culture d’un territoire, lui donnent sens, sont à conserver ?

La deuxième est l’élaboration d’outils réglementaires. En relation avec l’Etat, les collectivités préparent et mettent en place des politiques de développement économique, d’infrastructures, de mobilité, d’implantations commerciales, d’habitat et de services aux populations. Ces politiques sont préparées par des documents de planification urbaine ou territoriale, schémas de développement régional, plans de développement local. Les ressources culturelles et les richesses patrimoniales du territoire sont intégrées dans ces documents. Pour un patrimoine particulièrement remarquable, le plan d’urbanisme pourra être complété par un plan spécifique de sauvegarde et de mise en valeur, comprenant notamment une identification et une localisation des édifices et tissus urbains présentant un intérêt touristique et culturel, et des préconisations particulières pour leur conservation et leur usage. Les éléments du patrimoine les plus remarquables seront sauvegardés par des mesures spécifiques (protection juridique sur des monuments, établissement de réserves naturelles ou de parcs, naturels ou archéologiques, avec équipes spécialisées) et ouverts aux visiteurs ou réutilisés pour des logements ou équipements publics.

La troisième étape est l’élaboration d’outils de gestion. Il est nécessaire de créer des instances de pilotage des projets urbains et territoriaux, des lieux de conseil et d’information de la population tels que les « maisons du patrimoine ». Les ressources culturelles et le patrimoine bien gérés deviennent ainsi des outils du développement local.


IV Quelques exemples d’initiatives culturelles par les collectivités locales

4.1. La carte culturelle du Mali

Djenné, Bandiagara, Tombouctou sont des lieux emblématiques très visités du patrimoine national au Mali qui compte une multitude de témoins matériels ainsi qu’une variété de pratiques toujours vivantes qui complètent ce riche patrimoine du pays. Afin de rendre compte de cette diversité et de permettre aux Maliens, y compris les décideurs à tous les niveaux, de découvrir leur pays à travers ces éléments du patrimoine, le ministère de la Culture a initié, en 2001, un projet d’inventaire à l’échelle nationale intitulé Carte culturelle du Mali. Ce projet est un appel à la mobilisation des décideurs (élus, autorités administratives et politiques) à prendre des mesures adéquates pour inventorier et protéger les éléments du patrimoine culturel de leurs circonscriptions respectives.

4.2. Inventaire dans l’Etat de Bauchi

Le projet d’inventaire du patrimoine culturel immobilier de l’Etat de Bauchi (Nigeria) a été une démarche participative très bénéfique : les représentants de vingt communautés locales ont été invités à définir leur propre conception du patrimoine culturel. La prise en compte de ces perceptions intimes du patrimoine par les personnes qui en sont les plus proches et qui continuent traditionnellement de le conserver, a garanti leur appropriation du projet d’inventaire et leur implication.

4.3. Musée communautaire en pays dogon

Au cours d’une mission de terrain de la Mission culturelle de Bandiagara, en 1999, les habitants du village de Nombori (1000 hbts) en pays dogon, ont suggéré la construction d’une « maison traditionnelle » pour conserver certains objets de valeur exposés au risque de vol et de trafic illicite. Les travaux de construction ont démarré en 2001 et grâce à une forte implication des villageois (taille des pierres, corvées d’eau et de sable, main-d’œuvre), le musée a été inauguré le 19 décembre 2002. Ce musée constitue un atout pour le développement local. Il a permis au village de mieux s’organiser pour l’accueil des touristes. Les artisans et vendeurs de copies d’objets d’art y vendent leur production. Il a suscité une forme de cohésion sociale entre les habitants qui y ont déposé volontairement des objets communautaires de famille ou de clan. Le musée est géré par un comité dont sont membres à part entière le maire de la commune rurale et le Sous Préfet de la localité.

4.4. Village souterrain d’Agongointo-Zoungoudo

Le site archéologique d’Agongointo-Zoungougo a été découvert en 1998 lors de travaux de construction d’une route. Compte tenu de son intérêt, la mairie de Bohicon a pris des mesures réglementaires et incitatives pour protéger le site et l’aménager en parc archéologique. Sa mise en valeur est inscrite dans le plan communal de développement des zones périurbaines. Une base sera alors créée pour développer de nouveaux pôles touristiques sur les plateaux d’Abomey, de Kétou et d’Akplahoué.

4.5. Le tombeau des Askia

Le Tombeau des Askia est à la fois un témoin historique unique de l’architecture soudano-sahélienne ancienne, et un monument de culte vivant, fédérateur des différentes communautés de la ville de Gao. Il est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 2004. Cependant, la conservation et la gestion de ce Tombeau sont aujourd’hui avant tout assurées grâce à des initiatives locales. Outre les efforts réguliers pour assurer l’entretien et la maintenance du monument, la population et les autorités locales ont collaboré pour mettre en place un règlement d’urbanisme spécifique sur une zone de 82 ha autour du site

Outre ces cas de patrimoine tangible, il y a également les ressources culturelles. En effet, depuis quelques années nous assistons à un développement important de manifestations culturelles et artistiques, organisées le plus souvent à l’initiative des élus locaux et des collectivités locales, avec parfois le soutien de l’Etat ou de donateurs publics ou privés, nationaux ou internationaux.

Ces événements connaissent beaucoup de succès auprès des populations locales. Ils sont une occasion exceptionnelle pour une communauté de se retrouver et de « vivre son patrimoine », et dans certains cas, de fédérer plusieurs communautés autour d’un patrimoine commun. Ils sont aussi des catalyseurs d’une fierté retrouvée et permettent de redonner aux populations une confiance dans leurs valeurs culturelles, fortement valorisées par la présence d’un public varié réunissant aussi bien des connaisseurs que des touristes.
Cela ne se fait pas sans sacrifice financier que ces collectivités ont du mal à supporter. Rappelons toutefois que ce qui est un sacrifice financier, engendre souvent un apport important pour certains opérateurs privés et ne manque pas de favoriser le commerce local. Enfin, certains gains, tels que la cohésion sociale et le bien-être des communautés, sont des résultats inestimables.

Conclusion

Comme cela transparaît dans notre cheminement, la culture contribue indubitablement au développement durable des collectivités locales en premier lieu. La culture a été pendant longtemps traitée indépendamment d’autres facteurs de développement ou considérations d’image. Il est utile aujourd’huide la considérer davantage comme un élément à part entière des stratégies de développement régional et local.

Il est aussi clair que le développement local est un processus d’apprentissage organisationnel. La culture n’est pas du tout un luxe mais constitue le socle de tout développement et les collectivités locales doivent en tenir compte dans l’élaboration de leurs plans. Elles doivent donc s’apprêter à investir dans la culture et à le faire de plus en plus.


Komlan AGBO
Chargé des Affaires Culturelles
kagbo@uemao.int

Documents disponibles

RAPPORTS RAPPORT D’EXECUTION
 
COMMUNICATIONS

Contribution de la culture au développement économique et social des collectivités locales

Elaboration de politiques culturelles locales
COLLECTIVITES ET DEVELOPPEMENT CULTUREL AU TOGO : ETAT DES LIEUX
Typologies des biens et services culturels
 
  Vidéo Reportage relatif à la formation
 
 
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